Inf’OSE Novembre 2017

La France conservera son parc nucléaire jusqu’en 2030. L’annonce a fait l’effet d’une bombe dans les milieux écologistes. Mais cette nouvelle tient-elle vraiment de la surprise ?
Alors qu’un tiers du parc nucléaire était à l’arrêt, RTE a retenu son souffle en attendant les prévisions météorologiques pour cet hiver. Et pour cause : en 2016, les maintenances prévues sur les centrales avaient entraîné une flambée des prix et de sérieux risques de délestage. Pourtant les alternatives existent. Coté production, l’ADEME garantit chiffre à l’appui que la totalité de l’électricité pourrait être issue de sources renouvelables en 2050. Mais c ’est peut-être sur la consommation que l’effort sera le plus important. En comptant sur un développement des réseaux de chaleur, la demande en électricité destinée au chauffage pourrait être considérablement réduite. Alors pourquoi continuer à miser sur un secteur en perte de vitesse et dont la rentabilité commence à être contestable devant celle des renouvelables ?
D’autant plus que d’importants moyens sont mis en oeuvre pour relancer les investissements sur les moyens de production grâce notamment au mécanisme de capacité. Ne pourrait-on pas y voir une opportunité d’entamer une profonde refonte de notre système énergétique ?

A Paris comme à Montpellier et Toulouse, la réponse est claire et simple : oui. La capitale sera en effet vidée de ses véhicules thermiques en 2030. Un pari ambitieux alors que les prévisions des prix du pétrole n’encouragent pas aux économies. D’ici là, l’hyperloop reliera peut-être déjà la surdouée à la ville rose, sans que le moindre joule ne provienne d’une centrale fossile.

Louis Polleux

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